Pierre Jacquot, ingénieur du son, enseignant et formateur, est l’un des fameux experts pédagogiques de KR depuis plusieurs années.
Que ce soit au sein de sa structure Logodio, lors de ses cours à Abbey Road Institue Paris, ou bien encore dans ses articles pour KR, il ne suit qu’une seule volonté : Transmettre ses connaissances afin d’en faire profiter le plus grand nombre.

Il sera mercredi 15 avril à 18h en Facebook Live sur la page de Woodbrass pour parler des techniques de prise de son et de mixage consacrées à la batterie.
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En attendant revenons sur ce techniques en ressortant une série d’articles intemporels parue dans les numéros KR#305, KR#306 et KR#307, au printemps 2015, et que vous portez retrouver en intégralité sur monhomestudio.com de Pierre Jacquot.

Pour compléter vos connaissances, nous vous invitons aussi à vous procurer les ouvrages suivants, soit sur notre boutique, soit en version numérique :

La prise de son

Part  1 : Quelle pièce choisir ?

On ne peut pas évoquer l’enregistrement de la batterie sans parler en premier lieu de la pièce dans laquelle nous allons poser nos micros. Pour sonner, cet instrument encore plus que tout autre peut être, a besoin d’espace et de volume. Du fait des transitoires importantes et du niveau acoustique élevé, les parois trop proches, murs, sol ou plafond, sont directement et automatiquement perceptibles !
Il faut donc privilégier un lieu relativement spacieux et si possible avec une certaine hauteur sous plafond.

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Part  2 : Près de Fontainebleau, dans le studio de Jean-Marc 

Mon ami Jean-Marc a élu domicile dans le voisinage de Fontainebleau et nous accueille généreusement pour un petit workshop autour de l’enregistrement de la batterie !

Sans avoir bénéficié d’une véritable étude, la cabine de Jean-Marc possède certaines qualités sur le plan acoustique et l’alternance de matériaux et de formes géométriques au plafond va nous aider efficacement !
Bien sûr, la situation pourrait encore être améliorée par l’adjonction de diffuseurs calculés mais la présence de petites surfaces recouvertes de mousse et de poutres apparentes en bois constitue déjà une configuration favorable.

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Part 3 : Batteur et batterie

Bien sûr, vous êtes avant tout tributaire de l’instrument lui-même et de la manière dont il va être joué !

Avec l’expérience, un simple regard sur la manière dont le musicien tient ses baguettes me renseigne sur la difficulté de la séance qui m’attend ! Un batteur qui maîtrise sa frappe et fait sonner son instrument vous rapproche singulièrement du but recherché. Bien entendu, la batterie doit être entretenue avec des peaux en bon état et accordées.

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Part 4 : Le miking

N’oubliez pas que dans 90% des prises de son actuelles, tous les éléments de la batterie sont pris en extrême proximité. Pourtant, vous en conviendrez, tout cela n’est pas très naturel !

Ecouter un tom basse, l’oreille collée à 5 cm de la peau ne peut en aucun cas refléter la réalité.

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Part 5 : Positionner les micros

Concernant la batterie, ma méthode de prise de son préférée reste celle qui mélange plusieurs techniques : proximité, éloignement, stéréo…

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L’ingénieur du son dans sa cabine

Part 1 : La communication avant tout !

Nous l’avions déjà un peu évoqué, les premiers éléments à favoriser pour ce type de séance sont ceux qui vont faciliter le dialogue. Deux lieux, deux intervenants… pour travailler ensemble efficacement il faut communiquer !

Le visuel, tout d’abord : Si vous avez la possibilité de vitrer votre local, faites-le sans hésiter. Une large baie vitrée entre les musiciens et la régie est irremplaçable. Si vous souhaitez que l’isolation phonique soit performante et durable, soignez votre réalisation, cela ne se fait pas sans certaines précautions.

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Part 2 : Psychologie du musicien

J’en viens donc maintenant au climat, à l’ambiance de la séance et à votre connivence avec le batteur. Ne vous y trompez pas, ces facteurs affecteront fortement la gestion de la balance à venir et ils vont donc conditionner la qualité finale de la musique. Cela commence avec votre prise de contact dés son arrivée au studio, puis se prolonge avec la tasse de café que vous lui offrirez ou l’aide qu’il recevra pour monter son set. S’il s’agit d’une première collaboration, attendez de connaître ses habitudes, ses goûts et envies avant de placer tous vos micros au millimètre !

Bien sûr, vous aurez soigneusement tiré les lignes et vous aurez choisi les micros avant qu’il ne s’installe car c’est important d’être techniquement prêt et de vous sentir serein, mais il ne sert à rien d’avoir ajusté les moindres longueurs, vissé les pieds à fond si tout doit bouger dans les 5 minutes. C’est même un peu contre productif, non ? Et il est assez probable que vous deviez bouger ! !

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Part 3 : Les micros et les traitements à la prise

L’un des privilèges du studio est de pouvoir essayer différentes solutions de prises. Si vous n’êtes pas certain d’avoir besoin d’un micro de timbre sous la caisse claire, rien ne vous empêche de le choisir, de le positionner et de l’enregistrer. Vous déciderez au mixage, en toute objectivité, de l’utiliser ou non.

Il en va de même pour le choix entre 2 types de micros sur lesquels vous manquez de recul ou d’expérience pour pouvoir vous décider ! Un peu comme c’est l’usage en musique classique, j’enregistre personnellement presque toujours plus de micros que je n’en n’utilise finalement. Pourquoi se priver ? Je dois dire que je généralise souvent le système pour choisir mes ambiances, par exemple. J’en positionne un certain nombre et n’en garde que quelques uns, en fonction de la couleur finale de l’arrangement.

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Part 4 : La latence et le process

La face sombre de nos systèmes « In the Box » d’aujourd’hui  induisent de la latence. Même avec une machine de course et des buffers réglés au minimum, un petit décalage dit « d’intégration », est nécessaire pour monitorer à travers un logiciel. Les chanceux qui tout comme moi, travaillent avec une console externe, (c’est encore plus vrai si elle est analogique !), peuvent échapper à cette problématique en gérant leurs circuits monitor avant le soft.

Certaines cartes son permettent également ce « zéro latence » grâce à un mixeur virtuel. Il faut savoir que si vous deviez lire et renvoyer votre prise au batteur en temps réel à travers votre logiciel, des buffers ASIO ajustés sur une valeur de 64 samples représentent un grand maximum admissible. Certains batteurs même, ne pourront tout simplement pas jouer avec cette valeur et il vous faudra alors mettre en œuvre un de ces fameux systèmes à latence réduite ou nulle !

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Le mixage

Part 1 : Par quoi débuter ?

Traditionnellement, c’est souvent par elle qu’on débute un mixage, (il ne faut pas que ce soit systématique, pourtant !) car elle sert de charpente à l’arrangement.

Il est pourtant moins simple de mixer une batterie qu’on ne pourrait le croire ! Il y a un abîme entre le « minimum syndical » d’un traitement tout juste correct et les tracks punchy, inventives et professionnelles qui peuvent tirer votre titre vers le haut et il est conseillé de disposer d’une véritable panoplie de trucs et astuces qui donneront vie et intérêt à vos « drums track » et vous tireront d’affaire dans les cas de figure les plus complexes.

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Part 2 : L’image stéréo

Tout d’abord se pose la question de l’image stéréo de cet instrument multiple. Si vous êtes batteur, vous souhaiterez la disposer comme vous l’entendez lorsque vous la jouez, normal ! Il est pourtant plus cohérent de la «voir» côté public !

Mais, après tout, un batteur peut être gaucher ou droitier. Là aussi, c’est donc affaire de goût et de préférences. Il est pourtant primordial que l’image soit cohérente. Vos «over‐heads», (surtout s’ils sont placés en couple, ce que je vous conseille vivement !), vont décrire un panoramique : tom basse d’un côté, tom alto et charleston de l’autre. Vous devez respecter cette logique lors du placement des éléments.
Un premier petit secret ? Je « pan » très peu les éléments pour leur conserver de l’impact et du naturel et je dispose un vrai couple ORTF au‐dessus du batteur ; lui est « full pan » et me donne l’image ouverte et élégante d’une batterie stéréo. Par ailleurs, les gros panoramiques de toms sont un peu démodés.

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Part 3 : Dynamique et registres

Par définition, la dynamique de la batterie est énorme, soit l’écart entre le son le plus faible et le plus élevé qui sont émis par l’instrument ! La pression acoustique dégagée par une batterie normalement jouée est d’environ 110 dB SPL à 1 mètre ! Vous êtes à 10dB du seuil de la douleur!

Personnellement, je pense que les batteurs qui ne se protègent pas sont inconscients ! Imaginez un peu: vous êtes situé à côté du batteur, il peut vous assourdir d’un seul coup de cymbale crash ou effleurer la peau d’un tom aux balais et vous tendrez l’oreille pour l’entendre. Pour « rentrer » dans un mix, cette marge doit donc être aménagée. Les éléments demandent des traitements différenciés et l’équilibre doit pourtant être conservé. Une compression importante sur une grosse caisse nécessite une enveloppe qui respecte la richesse du grave (attaque plus ou moins lente pour «laisser passer» l’impact ou le maîtriser et release assez long afin de ne pas relâcher trop vite).

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