ALBUM

BAB L’BLUZ • Naydal • (Real World Records) #SceneFrancaise 

Dès les premières notes nous voici téléportés en plein centre de la Médina, au milieu d’un dédale de ruelles, d’huiles parfumées, et de sonorités bluesy orientales. On y entendra des riffs funky sur des grooves psychédéliques, des voix planantes sur des rythmiques métalliques.

Actuel et planétaire, influencé par l‘imaginaire du Maghreb et la culture gnawa, Bab L’Bluz est groupe franco-marocain créé en 2018 par la chanteuse Yousra Mansour et le producteur français, lyonnais, multi-instrumentiste, Brice Bottin (aka Barry Black) dans leur studio de Marrakech.
Ce sont en fait quatre musiciens qui constituent le groupe, auquel aux deux précédents s’y ajoutent le flûtiste Jérôme Bartolome et le batteur percussionniste Hafid Zouaoui. Un projet né de la volonté de se réapproprier les instruments traditionnels, et plus spécifiquement la guitare gnawa guembri, pour les associer aux musiques actuelles. Rien de plus normal, car « bab » signifie « porte » en arabe.

« Plus que tout, nous sommes un groupe de rock », déclare Yousra Mansour. « Nous utilisons l’awicha comme une guitare et le luth guembri à trois cordes comme une basse, les deux accordés différemment. Nous assemblons notre large éventail d’influences dans une musique qui traverse les frontières et voyage à travers le temps ». Ils se revendiquent d’ailleurs de leurs pères des années 70 comme Santana, Jefferson Airplane et Nass El Ghiwane, mais aussi de chanteuses au timbre aussi divers que Janis JoplinOumou Sangaré et Erykah Badu

Aujourd’hui vient de sortir leur premier album Naydal, « Nayda » terme qui signifie à la fois se lever et faire la fête dans le dialecte marocain de rue darija. 

« Nous sommes fascinés par les origines de la culture Gnawa et ses similitudes avec certaines parties du Moyen-Orient. Le blues africain inclut d’autres musiques pentatoniques, telles le hassani mauritanien, la musique berbère des montagnes de l’Atlas marocain ou la musique traditionnelle du Mali qui est la source authentique du blues du Delta, comme celle de la musique Gnawa » raconte Brice Bottin.

« Je suis tombée amoureuse des rythmes de transe de la musique gnawa et chantais dans ce style à la maison ou avec des amis. Au début il y avait de la résistance parce que je suis une femme » explique Yousra. Principalement écrits en darija marocain, les textes de Yousra sont ambigus par nécessité et « Entre les lignes j’écris sur des sujets courants et des problèmes de société. Le sens peut en être compris »

Quelques mots d’intention des auteurs sur le morceau « Ila Mata » clip.

Chanté en Arabe classique,  porté par des boucles de tabla indien et nourri du ressac des vagues de l’océan Atlantique dans le port d’Essaouira, « Ila Mata » est un salaam (salut) sonore, un geste de respect et de paix adressé en direction des frères et des soeurs de toutes origines.

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