Créé en 1928 par Maurice Ravel, le Boléro, ballet pour orchestre, fait aujourd’hui partie des pièces ayant connues le plus grand nombre d’interprétation. Cette œuvre est définie par son auteur comme « une danse d’un mouvement très modéré et constamment uniforme, tant par la mélodie que par l’harmonie et le rythme, ce dernier marqué sans cesse par le tambour. Le seul élément de diversité y est apporté par le crescendo orchestral ». Il fait partie de notre culture populaire et ces quelques notes répétitives et envoûtantes nous ramènent à des images inoubliables (Jorge Donn dans la chorégraphie de Maurice Béjart) mais aussi dans des illustrations sonores de publicité ou de films (Les Uns et les Autres de Claude Lelouch).

Intéressons-nous maintenant à l’interprétation musicale et plus particulièrement à celle de Frank Zappa. Frank Zappa (1940-1993) , musicien hors pair, sût explorer tous les styles musicaux
contemporains (Jazz, fusion, rock, funk, musique expérimentale…). Il revisite donc de manière tout à fait singulière ce Boléro. Les tempos changent, les harmonies déroutent ce qui poussera les puristes à crier au blasphème. Sa version ne dure que 5 minutes (14 pour la version initiale) mais 5 minutes de pur bonheur, du pur Zappa.

Ryuichi Sakamoto, illustre musicien japonais, fondateur du Yellow Magic Orchestra et auteur de nombreuses BO, s’est amusé à revisiter le Boléro pour le film  » Femme Fatale » de Brian de Palma. La couleur diffère, les saveurs orientales résonnent.

Une version chantée par Angelique Kidjo avec Branford Marsalis

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