[ LES LÉGENDES ENTRENT EN SCÈNE]

Après un joli bouillon en 2018 (-20 000 spectateurs), le Festival parisien a remis des cordes à son arc pour faire revenir le rock dans le Domaine National de Saint Cloud (en tout cas pour une journée).

Et pour ce cru 2019, l’organisation a cassé sa tirelire pour faire venir 2 légendes du rock : The Cure pour une date exclusive en France (cachet proche du million d’euros) et l’âme électrique des Smiths, Johnny Marr.

Alors Friday I’m in Love ?

De cette première journée on retiendra :

> La foultitude de têtes grisonnantes. 

Venus pour la plupart flanqué d’un vieux T-shirt The Cure, les post-cinquantenaires sont venus le temps d’un soir, faire une cure d’adolescence. Devant la scène, les calvities font face à la crinière ébouriffée de Robert Smith. On a souvent l’âge de de ses idoles mais pas forcément la même chance d’un point de vue capillaire. La Grande Scène affiche complet. Plainsong en ouverture. Le concert est généreux (+ de 2h). Mais mieux valait ne pas être trop loin de la scène vu le très mauvais son de façade (pas à la hauteur d’une telle affiche). 

> Et puis Johnny Johnny.

Chemise colorée, Fender en bandoulière, Johnny Marr a toujours autant la classe. Et le fait de reprendre un grand nombre de morceaux des Smiths pendant son set n’a fait que renforcer l’amour que l’on porte à ce faiseur de riffs de génie.

> Kompromat sans compromis

Le duo formé par Vitalic et Rebeka Warrior (Sexy Sushi) a remis du jus dans les milliers de jambes engourdies par les 2h du concert des Cure. Leur musique est punk, electro, sombre, glacial, hypnotique et nous replonge dans la noirceur electro du Berlin des années 80. Rebeka Warrior chante en allemand. L’esthétique est minimaliste avec un logo Krompomat en cyrillique déposé en fond de scène. Les stromboscopes se calent sur la fréquence des beats. L’ envoûtement est proche. 

Pour la deuxième journée, place aux jeunes cette fois avec une programmation axée Hip Hop et R’n B, et Major Lazer en affiche nocturne.


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