Quand la Chine nous réveille…

Depuis plusieurs années, l’Empire du Milieu voit déferler les passionnés et amoureux de musique qui viennent célébrer quatre jours de festivités. Et oui, Shanghai est devenue au fil des ans le nouvel eldorado pour les luthiers, fabricants d’instruments et constructeurs audio, tous styles musicaux confondus.

Cette 18e édition, qui s’est déroulée du 10 au 13 octobre dernier, n’a pas dérogé à la règle. Cet événement chinois est vraiment une pure déclinaison de son équivalent qui a lieu au printemps à Francfort-sur-le-Main et se déclinant en deux univers : le Musikmesse et le Prolight+Sound. L’année 2020 verra d’ailleurs se célébrer en Allemagne les 40 ans du Musikmesse et les 25 ans du Prolight+Sound. 

Cette année, 17 halls (treize pour le Music China avec 145 000 m2et quatre pour le Prolight+Sound Shanghai avec 45 000 m2) ont été réquisitionnés au Shanghai New International Expo Centre pour abriter un total de 3 000 marques locales et internationales. On ne peut ainsi que constater le dynamisme du marché chinois avec une augmentation de 11 % de la fréquentation qui totalise plus de 122 500 visiteurs présents sur cette édition.

© Messe Frankfurt (HK) Ltd

Au cœur du son

Entrer dans un de ces halls est synonyme de claque sonore aussi bien en termes de technicité instrumentale que de puissance. Les visiteurs se massent devant les stands, et les normes de protection acoustique ne font pas encore partie des réglementations de base. Le rock, tendance metal, était cette année au rendez-vous avec de jeunes filles maîtrisant parfaitement leurs six-cordes, comme la jeune prodige Yoyo (facebook.com/yoyoguitarist), 12 ans, sur le stand Marshall d’Algam China.

Plusieurs pays étaient représentés sous forme de délégations, dont la France avec les vents et les luthiers.
De ce fait, nous avons pu nous entretenir avec divers exposants hexagonaux et francophones afin de comprendre les raisons de leurs déplacements dans cette fourmilière chinoise.

Le toulousain Laurent Bernadac, co-fondateur de 3Dvarius, nous parle de ses innovants violons électriques.

Le tourangeau Mathieu Fergeau nous présente les Percussions Bergerault, un savoir-faire unique démarré dans les années 30.

Le bruxellois Christian Bertram nous expose son projet Music Fund, un appel solidaire lancé à tous les musiciens.

Ce double événement musical asiatique ne cesse donc de se déployer, faisant désormais de l’ombre au géant américain qu’est le NAMM en termes de fréquentation. La particularité chinoise réside néanmoins dans la présence de trois halls, dits domestiques, qui exposent leurs compétences au monde entier pour que chacun puisse, un jour, trouver des sous-traitants pour développer sa propre marque. Et il n’est ainsi pas rare, au hasard des allées, de retrouver certaines références sous plusieurs enseignes dans une industrie qui n’évite pas la copie…

Prochains rendez-vous :

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