Le Lion camerounais est mort hier soir. Evidemment tristes, il nous laisse sa bonne humeur, un rire sans égal, près de 50 albums, de nombreuses collaborations et un tube planétaire Soul Makossa.

Ce titre fut de nombreuses fois repris et l’un des plus samplés. Ces échantillonnages menèrent, d’ailleurs, certains artistes devant les tribunaux pour plagiat (Michael Jackson, Rihanna…)

Revenons sur la genèse de ce titre. En 1972, le Cameroun est l’organisateur de la huitième coupe d’Afrique des tropiques de Football. Manu Dibango, musicien reconnu dans son pays est choisi pour créer un hymne pour soutenir l’équipe nationale.

Manu déploie toute son énergie pour cet hymne et rempli rapidement la face B en s’inspirant d’un rythme traditionnel makossa (région tchadienne), y apposant quelques couleurs soul ponctuées de l’implacable gimmick  « Mamako mamama mamasa ». Le titre passe directement aux oubliettes d’autant plus que le Cameroun ne remporte pas la compétition.

Soul Makossa sortira de l’oubli, grâce à David Mancuso, initiateur des soirées musicales privées du Loft dans le New-york des années 1970. Soul Makossa devient, alors, le premier exemple de hit estamplillé nightclubbing. Le titre sort, ensuite de cet univers undergound, pour être signé sur Atlantic, énorme label de l’époque.

La suite, vous la connaissez…

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