Le Centre national de la musique, qui a repris les équipes et activités du Bureau Export depuis le 1er novembre 2020, a procédé à la certification des succès made in France à l’export en 2020. Malgré la crise, ils caractérisent la grande vitalité de la production française à l’international.

La crise sanitaire survenue début 2020 a complexifié le travail à l’export des professionnels français par l’absence de tournées et la réduction des possibilités de promotion locale. 2020 n’en demeure pas moins une année positive pour le rayonnement de la production française, confirmant ainsi la capacité d’adaptation des labels français.

Ces derniers ont en effet redoublé d’efforts sur la période en concentrant leurs stratégies sur le digital et les collaborations artistiques avec des résultats probants : 174 certifications export sont rendues publiques cette année (+44 % par rapport à 2019) et 65 artistes, soit 10 de plus que l’année passée, reçoivent une certification. Parmi les 174 certifications, 107 singles et 14 albums n’avaient jamais été certifiés par le passé, témoignant ainsi du renouvellement constant de la production française.

Coté collaboration :

Aya Nakamura (Warner Music France) arrive en tête. Ses nombreuses collaborations avec des artistes comme Maluma (Colombie), Lil Pump (USA), ou encore Capo Plaza (Italie), ont fait de Nakamura L’album francophone le plus écouté sur Spotify. Sans oublier non plus d’autres collaborations internationales comme : « Zemër » de Dhurata Dora (Allemagne) et Soolking (Universal Music France), Lous & the Yakuza avec tha Supreme & Mara Sattei (Italie), sur son single d’or, « Dilemme ».

Coté digital :

Christine and the Queens (Because Music), a fait partie des premiers artistes à avoir proposé des lives quotidiens sur les réseaux sociaux. Son titre « People, I’ve been sad » a été certifié or. En plus de cela il a été reconnu meilleur titre de l’année du Time, de Pichfork, de NPR ou encore du Guardian. Avec des musiques de plus en plus virales sur les réseaux sociaux certains se sont vus propulsés en cette année 2020. Plusieurs exemples : Master KG (Warner Music France), avec son succès planétaire « Jerusalema », mais aussi Kid Francescoli (Yotanka), qui s’exporte aux États-Unis principalement, ou encore Caravan Palace avec les singles « Wonderland » et « Aftermath ».

• Coté Électro et Rap

La majorité des certifications export reste tout de même constituées de musique électro. En tête, David Guetta (Warner Music France), mais aussi Polo & Pan (Universal Music France), Petit Biscuit (Petit Biscuit), M83 (Naïve), Breakbot (Because Music), KLYMVX (Sony Music Entertainment), Feder ou encore Ofenbach (Warner Music France).

D’année en année, le rap français accroît quant à lui son internationalisation en dehors des pays francophones et ce phénomène s’est répété en 2020 avec les succès à l’export de 13’OrganiséJulHeuss L’Enfoiré (Believe), Niska, MaesGradur (Universal Music France), Gambi ou encore (Warner Music France).

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