En couple à la vie comme à la scène, Angéline et Victor viennent de La Rochelle. Bien plus pratique pour les Francos dont ils ont intégré l’une des scènes il y a quelques semaines après avoir remporté le dernier Prix Société Ricard Live Music.

KR : Comment définiriez-vous votre style ?

Angéline : Electro, trap, R’n’B ? J’aime bien quand c’est R’n’B, bien que ce ne soit pas la dominante… On essaye de le trouver.

Victor : Il n’y a pas vraiment de dominante, c’est là dessus qu’on joue parce qu’on n’a pas envie de s’enfermer dans une case particulière. On vient de sortir un EP, scindé en deux parties, de deux fois trois titres (Color-Blind) et que l’on a séparé pour avoir des couleurs différentes, l’un plus clair, l’autre plus sombre et rentre dedans.

Angéline : Cela provient de nos influences, de la variété, mais aussi de ce que l’on a écouté. Nous ne sommes pas des puristes qui s’enferment dans une seule communauté musicale.

Victor : Malgré tout, on tient quand même à ce que les titres soient cohérents. Je n’ai pas envie de métisser un peu tout, juste pour faire un nouveau style fusion comme cela a déjà été fait un milliard de fois. Je préfère assumer chaque style et essayer de le pousser.

Angéline : Je constate que quand on est un groupe émergeant, c’est la 1ère question que l’on va te poser, comme tu l’as fait ! Ce que je peux comprendre parce qu’il va bien falloir en parler après. Ça va être du genre «  Le nouveau roi de la pop » ou bien «  La nouvelle reine du rap ». Désolé du parallèle mais plus il y a de mondialisme et plus les gens reviennent à leur tribu. On a grandi dans une culture musicale décloisonnée qui venait des téléchargements sur Internet où l’on avait accès à tout. Quand j’avais 14 ans ça faisait déjà une énorme différence avec mon frère qui achetait tous ses CD.    

Après l’écoute, comment est arrivée la pratique de la musique ?

Victor : C’est venu parce que c’était un tel plaisir d’en écouter que j’ai eu envie de me procurer les émotions que je ressentais et j’ai démarré avec des claviers MIDI. Je suis un enfant de la MAO, j’ai commencé en 2007 sur GarageBand avec un clavier maître à 25 € sans aucune notion de solfège ou de jeu… Envie de, mais aucune connaissance ! Petit à petit j’ai acheté un vrai synthétiseur, puis un vrai piano.

Angéline :On s’est connu en même temps, à l’époque où je faisais de la danse et que je chantonnais. On mettait un tapis de sol de camping devant le micro du Mac pour faire caisse de résonance !

Comment arrivez-vous à transposer vos sons en live ?

Angéline : Victor a beaucoup plus poussé le studio ces dix dernières années et j’ai pour ma part privilégié le live. Du coup pour présenter la richesse de notre projet avec des sonorités tellement travaillées, l’ordinateur s’est révélé une étape obligatoire à part d’avoir des milliers d’euros de matos en MIDI sur scène. Dans l’idéal, on rêverait d’avoir un batteur et un multi instrumentiste avec nous.

Victor : Au début j’étais assez complexé et je me demandais : « Mais je fais quoi sur scène ? ». Puis j’ai un peu déculpabilisé en voyant certains live de groupes où on s’aperçoit que quasiment tout est en playback. On essaye plutôt d’avoir un vrai show light et qu’il se passe quelque chose sur scène.

Chorus des Hauts-de-Seine 2019. Crédit photo : François Bouchery

Propos recueillis par François Bouchery

https://www.facebook.com/dampamusic/

Société Ricard Live Music

Après Lysistrata (2017) et MNNQNS (2018), Dampa bénéficiera cette année d’un accompagnement musical d’exception avec un accompagnement humain, artistique et financiersur-mesure. Le groupe participera à la Tournée Société Ricard Live Music ainsi qu’à des festivals, à la production et la promotion d’un EP, en passant par le coaching et un soutien matériel.

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