Le discours de JFK prononcé le 26 juin 1963 fait partie de ces discours qui ont changés le monde. Il est 12h50, le Président américain parle à la tribune de l’hôtel de ville de Schöneberg à Berlin-Ouest, devant 400 000 personnes (soit 1 berlinois sur 5) rassemblés sur la Rudolph Wilde Platzet. Et sans le savoir, grâce à une phrase choc, il va créer le premier élément déclencheur qui provoquera la chute du mur 26 ans plus tard : le 9 novembre 1989. C’est bien cette date que nous fêtons actuellement.

Crédits : jfklibrary.org

Visionnaire, JFK avait prédit que le monde communiste ne pouvait pas tenir dans un tel système économique, car oui, il s’agit bien d’une chute économique plus que politique. C’est en martelant cette formule « Let them come to Berlin » qu’il a développé son argumentaire.
Pour mieux comprendre l’histoire, nous venions à cette époque de rentrer dans l’ère de la détente et donc de passer de l’affrontement militaire à l’affrontement idéologique. Pourtant, Kennedy croyait en la guerre mais après l’épisode de Cuba, il avait la ferme conviction que la paix était plus bénéfique. C’est cet esprit qui a servi ce discours surtout pour l’aspect humanitaire, car si le mur de Berlin est le symbole d’un monde dirigé par deux blocs, il est aussi un terrain où se joue la liberté. En cela JFK assure que ce mur de la honte est la démonstration des faiblesses du système communiste et qu’il est une injure à l’humanité tout entière en divisant un peuple dans sa globalité puis dans son intimité. Pour lui, la liberté est indivisible. Ce principe humaniste, il l’a développé dans nombre de ses discours, c’est d’ailleurs ce qui fait la marque de ce Président assassiné peu de temps après le 22 novembre 1963 à Dallas.

Analyse musicale

« Let them come to Berlin » de Pierre Emberger

Le morceau « Let them come to Berlin » est une retranscription de ce discours, pour ça nous avons créé un décor acoustique basé sur un piano Yamaha C7 accompagné d’une orchestration classique dont le rôle est de rappeler l’atmosphère de l’époque. Tout le long de la chanson, un effet de phasing général apparait de-ci de-là pour marquer les errements de la liberté bafouée mais aussi les longues années qui séparent le discours de JFK de la chute réelle du mur. Le break chanté de manière très éthérée parle du vent sauveur qui viendra inéluctablement du côté ouest, et oui, le bruit des pas ne fait pas un vainqueur. Enfin, on entend JFK dans des extraits audio présents à divers endroits de la chanson. Lass’ sie nach Berlin kommen !

Lien archives INA

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