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Gaël Faure : Introspection musicale

Que de chemin parcouru depuis la quatrième édition de la Nouvelle Star en 2006 où l’on avait découvert Gaël Faure dans toute sa spendeur… Pour son troisième album studio, l’Ardéchois nous livre un très bel opus sensible et profond. 

Propos recueillis par Frédéric Gangneux

Crédit Photo : @Charlotte Abramov

KR : Ton histoire ?

Gaël Faure : De la télé à la réalité.

Tes influences ?

De Nick Drake à WhoMadeWho en passant par Bill Withers et Tame Impala.

Ton matos ?

J’ai plusieurs guitares dont une classique nylon, une acoustique Framus 70’s et une Cole Clark. En électrique, une Gretsch, une Duesenberg quart de caisse et une Ibanez de 1969. Pas mal de pédales d’effets aussi : chorus Jam, overdrive Jam, réverb Strymon, compresseur et tuner Boss.

Comment s’est réalisée la production de l’album ?

Tout d’abord, j’ai mis quatre ans à faire ce disque, un processus classique je dirais. Je voulais commencer par avoir toutes les chansons qui tiennent simplement avec ma guitare et ma voix, pour ensuite tout casser et repartir sur des arrangements plus expérimentaux. Je tenais à une chaleur certaine des basses-batteries-voix, mais en même temps je souhaitais aussi incorporer beaucoup de sons analogiques, beaucoup de textures synthétiques pour faire emprunter des chemins parfois scabreux aux chansons. L’idée étant de jouer, de faire se tordre et s’entrechoquer les sons et les émotions sans que cela nuise au mariage de l’ensemble. On a fait des pré-prods avec Emiliano Turi (drums) et Brülin (basse-keyboards), les potes avec qui j’ai enregistré l’album. Puis j’ai voulu que ce soit Renaud Letang qui réalise l’album. J’aime beaucoup son travail et celui de Thomas Moulin – incroyable duo – dans la recherche de cette chaleur justement, et son adaptabilité sur chaque projet différent. L’enregistrement s’est très bien passé, et il s’est déroulé dans les hypnotisants studios Ferber à Paris. La réalisation de cet album s’est faite de manière très « échelonnée » sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois et j’ai trouvé ça génial, parce que cela nous permettait d’avoir un recul direct sur ce qu’on faisait !

Le voyage n’est-il pas le principal vecteur de cet album ?

Oui, on peut le voir comme ça en effet… Toutefois, je n’utiliserais pas le mot « voyage » au premier sens du terme, pas comme on a l’habitude de l’entendre, mais davantage comme celui de l’introspection, du voyage qui t’interroge, de celui qui vient peut-être un peu te crocheter de la routine, te faire lever les yeux un peu plus haut et un peu plus loin.

Regain

[Sony / Jive Epic]

www.gaelfaure.com

Portrait chinois musical

Et si tu étais… ?

Un instrument : un vibraphone

Un son : je serais un mix entre quelque chose d’aquatique et de spatial… qui se rapprocherait du chant des baleines ou de celui des colibris.

Un album : Pink Moon de Nick Drake.

Une époque : la mienne, puisqu’il y a une sacrée bataille à mener dans la rééducation et la décroissance (une décroissance musicale aussi d’ailleurs je trouve…).

Une attitude : instinctif, c’est le seul don auquel je crois !